DSC_0058

La photo de famille des récipiendaires des trophées de la Fondation 225.

La Fondation 225 a organisé vendredi 15 décembre 2017 à Bravia Hotels de Ouagadougou, le Gala de couronnement de l’édition 2017 des prix de mérite qu’elle attribue annuellement. Devant un parterre de VIP issus du monde diplomatique, administratif, économique, religieux, culturel, coutumier, etc. qu’elle a réuni, cette structure a solennellement remis, notamment, le trophée de la Première Dame du Mali et  celui de l’entrepreneur Apollinaire Compaoré.

C’est par un gala de belle facture que la Fondation 225 a clôturé la saison 2017 de ses distinctions de mérite vendredi 15 décembre 2017. Baptisé ‘’Gala de couronnement de l’édition 2017’’, cet événement a eu pour cadre le réceptif de luxe Bravia Hotels situé sur la contre-allée de l’avenue Dr Kwame Nkrumah de Ouagadougou.

Prévue pour 17H30, la salle affichait complet à cette heure. Diplomates, autorités administratives, membres d’organismes régionaux, chefs coutumiers, personnalités du monde économique, culturel, social, simples convives, etc. tous y étaient en tenues d’apparat.  Commis à l’animation de cette soirée, le maître de cérémonie international, M. Koffi Konan Claude, venu spécialement d’Abidjan, a tout de suite emballé et accroché l’assistance par ses belles figures oratoires.

La série d’allocutions s’est ensuite ouverte avec celle de M. John G. Gogouahi, président du Comité d’organisation du ‘’Gala de couronnement de l’’édition 2017’’. Il a indiqué que cette soirée était organisée à l’intention des personnes physiques et morales qui ont fait confiance à la Fondation 225 en acceptant de recevoir les prix de lauréats qu’elle leur a attribués et ensuite de la suivre jusqu’au Maroc où elles ont reçu leurs différents trophées. « La Fondation 225 a décidé d’organiser cette soirée pour vous dire merci », a-t-il dit.  Puis, le président de cette structure, M. Koffi Kouadio, a pris le relais au pupitre. Il a rappelé l’objectif des distinctions qu’elle attribue : la promotion d’une culture du travail et du mérite en Afrique, gage certain de son développement. « Longtemps, le développement de l’Afrique a été compris comme un cadeau que l’on viendrait lui faire de l’extérieur. Longtemps, notre retard de développement a donc été perçu comme un refus de l’extérieur de nous le donner. Mais si nous sommes assemblés ce jour, c’est bien parce que désormais, des filles et des fils de l’Afrique, mais aussi ceux qui aiment notre continent, ont décidé de s’approprier la charge de son développement », a-t-il dit.

Il a été diffusé ensuite un film retraçant les activités du PADEV CASABLANCA 2017 qui a eu lieu les 28 et 29 octobre 2017 au Maroc.  Ce document de 17 minutes a mis en évidence le forum ayant porté sur le thème : « Les piliers de la performance des entreprises marocaines en Afrique » dans la matinée du 28 octobre,  la fastueuse cérémonie de remise des trophées dite « Diner-gala des bâtisseurs africains » dans la soirée du même jour et la visite touristique à Rabat dimanche 29 octobre.

Les honneurs à distribuer ont été inaugurés par le Prix International Religion Awards for Peace and Development, en abrégé IRA. Pour la toute première édition de cette distinction destinée à encourager les hommes de foi qui œuvrent à faire de la religion un facteur de paix social et un canal de développement, le jury a distingué deux Burkinabè. Il s’agit du pasteur évangélique Bishop Claver Yaméogo et du fidèle musulman, EL Hadj Hamado Parkouda.  Viendra ensuite le tour des lauréats du Prix PADEV présents au Maroc de recevoir leurs diplômes de mérite après les trophées reçus à Casablanca. Il s’agit de Mme Adja Mamounata Velegda (P-DG du Groupe Velegda), M. Inoussa Kanazoé (P-DG de CIMFASO), Mme Nina Yaméogo (Administratrice Générale de SOGA SA et de Boulangeries FATIM’S), M. Abdoul Kader Yada (P-DG de COTRADIS), M. Fulgence Edgard Ouédraogo (Directeur de la Représentation ASECNA Burkina), M. Housseini Amion Guindo (Ministre des Sports du Mali), représentés, et  de M. Zida Boubakar dit  Sidnaba (P-DG du Groupe Savane Communication) et El Hadj Hamado Parkouda (Directeur Général de E.B.T.E.), présents.

 Les lauréats qui n’avaient pu être présents à Casablanca, ont eux aussi reçu leurs prix. Le premier fut Dr Malick Abdoulaye Ba, du Burkina Faso, Directeur Général de la Pharmacie-Laboratoire CELLAL de Dori. Il a été sacré Meilleur Promoteur Africain d’Infrastructures de Santé Privée Edition 2017 pour avoir implanté cette infrastructure offrant un plateau technique de haut niveau en pleine zone sahélienne, rapprochant par là les soins médicaux de qualité des populations de cette région défavorisée. Le second a été M. Kossi Félix Edoh Amenounvé, du Togo,Directeur Général de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières. Il a été récompensé du prix du Meilleur Artisan de l’Intégration Economique Africaine Edition 2017, pour avoir redynamisé la BRVM et en avoir fait un véritable instrument d’une activité économique mutualisée et d’une croissance partagée en Afrique de l’ouest. Son trophée et son diplôme de mérite ont  été réceptionnés par M. Léopold Ouédraogo, Directeur de BRVM-Burkina Faso. Le troisième a été le jeune Olivier Bamouni. Il a reçu le Prix Spécial d’Encouragement Edition 2017 pour le fait que, bien qu’encore étudiant, il est déjà Directeur Général de Yolande Communication et s’impose depuis 2 ans comme l’un des opérateurs les plus dynamiques du secteur de l’événementiel au Burkina Faso avec son très populaire Festival de Garba. Le Prix Africain Apollinaire Compaoré du Jeune Entrepreneur était aussi sur scène. Son co-lauréat de cette édition de lancement (avec le Marocain Adil Raïs), le Burkinabè Alexis Kouilregma Zongo, a lui aussi reçu son diplôme de mérite. Président de l’Association des Jeunes Entrepreneurs du Centre-Ouest (AJECO), il a été distingué Meilleur Promoteur de l’Entrepreneuriat Jeune pour son engagement à positionner la création d’entreprises auprès de la jeunesse comme une excellente solution à la problématique de l’emploi.

Le spécimen du trophée du Prix Africain Apollinaire Compaoré du Jeune Entrepreneur, justement, a été officiellement remis à son donateur éponyme. Représenté à cette cérémonie par le Directeur Général du Groupe Planor Afrique, celui s’est vu remettre le bel objet d’art par son co-lauréat, Alexis K. Zongo, comme symbole de la reconnaissance des jeunes entrepreneurs africains à M. Apollinaire Compaoré, à la fois pour le modèle inspirant qu’il incarne pour eux et le don de cette distinction.

La série de remise de distinctions s’est achevée sur celle du trophée de lauréate du Prix PADEV 2017 de la Première Dame du Mali. Présidente de l’ONG AGIR, Mme Kéïta Aminata Maïga est connue dans son pays et en-dehors pour avoir fondé cette structure et occupé fortement le terrain de l’humanitaire, ce, alors même que son époux n’était pas encore Président de la République. La position privilégiée qui est la sienne aujourd’hui ne lui aura donc permis que de pousser plus loin la quête de solutions aux causes qu’elle embrasse.« Cette femme est une authentique humanitaire dans l’âme (…) c’est donc son inconstatable légitimité en tant qu’humanitaire, qui aura triomphé à ces délibérations », dira le maître de cérémonie lisant dans le rapport de délibérations du jury du Prix PADEV, qui l’a consacrée Meilleure Promotrice Africaine des Œuvres Sociales Edition 2017. Recevant le trophée de la Première Dame du Mali, Son Excellence Monsieur Amadou Soulalé, Ambassadeur du Mali au Burkina Faso, a dit combien celle-ci était honorée par cet acte de reconnaissance de son œuvre. Il a ajouté que pour l’illustre lauréate, la sensibilité au sort d’autrui, surtout les plus vulnérables, et la main à leur tendre, est l’un des fondements de l’identité de l’Africain et que cette distinction l’exhorte à aller plus loin.

La cérémonie a été ponctuée par des prestations d’artistes qui, actualité oblige, se sont articulées autour du thème de l’immigration clandestine. La première a été offerte par le duo Jah Yao Jah – Océan à travers l’excellente chanson ‘’Agadez’’ ; la seconde a été l’œuvre la chorégraphe-chanteuse ivoirienne Germaine Kombé dont la danse expressive  a été si appréciée qu’elle a été répétée à la demande du public.

Le Gala de couronnement de l’édition 2017 du Prix PADEV s’est achevé à 19H20. Il a été parachevé par un copieux et savoureux buffet qui a retenu les participants sur les lieux jusqu’au-delà de 20H00.

J.G.G.