paul thieba kaba

L’action économique du Premier ministre Paul T. Kaba et de son gouvernement porte des fruits selon le FMI.

Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel au Burkina Faso, est passé de 4% en 2015 à 5,9% en 2016, ont annoncé des experts Fonds Monétaire International (FMI) à l’issue d’une rencontre de son conseil d’administration.

Selon le ministère en charge de l’Economie du Burkina Faso, c’est à l’issue de la revue du programme triennal 2014-2016 qu’une lettre d’intention relative aux politiques économique et financière a été soumise au Conseil d’Administration du FMI qui, le 14 juillet, a jugé satisfaisant les résultats obtenus par le Burkina Faso.

Dans un communiqué publié mardi, le ministère en charge de l’Economie souligne que les services du FMI ont notamment relevé que malgré les problèmes sécuritaires et les tensions sociales, la performance du pays dans le cadre du programme est restée satisfaisante et la mise en œuvre des réformes a permis une bonne gestion macro-économique.

S’agissant de l’inflation, elle a été maintenue en dessous de la norme communautaire, affichant un taux de -0,2% en 2016 contre 0,9% en 2015.

Ce taux s’explique, selon le texte, par une modération des prix des produits alimentaires due à l’abondance des récoltes, à l’approvisionnement régulier des marchés et à la baisse des prix des transports, consécutive à la réduction des prix des hydrocarbures à la pompe.

En ce qui concerne les finances publiques, les recettes fiscales ont été mobilisées à hauteur de 15% du PIB, soit une augmentation de 0,8% par rapport à 2015.

Le taux d’exécution du programme d’investissement public financé sur ressources propres a dépassé 80%, malgré les retards constatés dans l’exécution du budget et celui financé sur ressources extérieures est ressorti à 50%.

Quant au déficit budgétaire, il s’est établi 3,1% du PIB contre 2% en 2015.

Cette augmentation du déficit s’explique dans une large mesure par une hausse des dépenses courantes en particulier, de la masse salariale après l’application de la loi 081, informe le ministère.

Au titre des prévisions en 2017, les services du FMI prévoient un affermissement de la croissance du PIB réel, aux environs de 6,5% à moyen terme.

Selon le communiqué, le FMI a encouragé le gouvernement burkinabè à la mise en œuvre de réformes structurelles et budgétaires qui renforceront la mobilisation des recettes, la gestion des finances publiques et la qualité des investissements.

Il s’agirait en priorité d’accroître l’espace budgétaire en augmentant les recettes, en maîtrisant la masse salariale et en limitant l’accumulation de passifs conditionnels liés au secteur de l’énergie.

De plus, il a invité le gouvernement à porter une attention particulière à la hiérarchisation et la sélection des projets et aux réformes institutionnelles de manière à développer les capacités d’absorption et d’exécution.

La conclusion de la 7ème revue permettra le décaissement de la huitième et dernière tranche du programme d’un montant équivalent à 4,47 millions de DTS (environ 3,57 milliards de FCFA) ainsi que la consolidation du dialogue sur les programmes d’appuis budgétaires.

Ce décaissement porte le total des décaissements au titre de l’accord avec le FMI à 55,67 millions de DTS (environ 44,48 milliards de FCFA) sur la période 2014-2017.

Source: Xinhua