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Le professeur Ouraga Obou, proche du FPI, quitte le Conseil Constitutionnel en septembre 2014.

Le professeur Ouraga Obou Boniface quittera son poste de Conseiller au Conseil Constitutionnel à compter du 1er septembre 2014, a annoncé ce mardi la présidence de la République. Dans un communiqué qu’il a publié, le Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République, Amadou Gon Coulibaly, motive ce départ par le simple fait que le mandat de ce Conseiller, d’une validité de 3 ans, est arrivé à terme. Il y indique que 2 autres Conseillers sont également concernés par cette échéance. Il s’agit de mesdames Hortense Angora Kouassi épouse Sess et Suzanne Joséphine Touré épouse Ebah, toutes deux nommées en 2011 en même temps que le professeur Ouraga Obou Boniface.

Pour remplacer ces Conseillers sur le départ, le secrétaire général de la présidence de la République a cité dans son communiqué les noms de 3 personnalités bien connues dans le monde judiciaire ivoirien, mais aussi pour certains, dans le débat politique. Il s’agit de la magistrate hors-hiérarchie, madame Koffi Affoué Geneviève épouse Kouamé, Inspecteur à l’Inspection générale des services judiciaires, pénitentiaires et de l’éducation surveillée du ministère de la Justice, des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques, de la magistrate hors-hiérarchie et ancienne ministre déléguée auprès du Premier Ministre, chargée de la Justice, Madame Loma Cissé épouse Matto, précédemment Juge à la Cour de la Justice de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et du célèbre avocat maître Emmanuel Assi, ancien Bâtonnier de l’Ordre des Avocats. Les deux dernières personnalités, on peut le dire, se sont montrées politiquement très proches du Président Alassane Ouattara depuis le temps de l’opposition.

Ces 3 nouveaux Conseillers ont été nommés, eux, pour un mandat de 6 ans selon le communiqué.

Le professeur Ouraga Obou Boniface, officiellement membre du FPI de Laurent Gbagbo jusqu’à sa nomination au Conseil Constitutionnel en 2011, s’est rendu célèbre en naviguant loin des courants radicaux de ce parti. Pendant les heures les plus chaudes du débat sur l’ivoirité, il avait toujours défendu des thèses proches de celles du RDR d’Alassane Ouattara. Estimant que la Constitution de la Côte d’Ivoire, dont l’article 35 catégorise les Ivoiriens, n’était pas sociologiquement viable (sic). L’éminent professeur de Droit s’était ainsi toujours attiré les foudres de ses camarades du FPI qui l’accusaient ouvertement d’être une taupe au profit d’Alassane Ouattara.

John G. Gogouahi